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Grandes cultures : bilan 2017

Lectures : 32220 février 2018

Situation des grandes cultures sur l'année 2017

Après une année 2016 catastrophique qui a été observée au travers des résultats avec des mauvais rendements et des prix très moyens, 2017 a été très attendue.

Finalement, on se retrouve avec une année très moyenne, le rebond a été très timide.

Ça s'explique par plusieurs choses.

Certes, il y a eu un très bon rendement et une qualité, mais au final les prix sont plutôt très moroses.

Morose pour une raison simple, la production mondiale en céréales a été plutôt bonne, avec même de très bons résultats notamment en Russie, ce qui engorge le marché, et ne permets pas aux cours de progresser.

Sur les zones à production

Si on regarde au niveau des résultats d'exploitation, on a déjà les premières projections. Ce qu'on constate c'est que sur les zones à production, on arrive sur des EBE à 350 € l'hectare qui permet de compenser un peu les pertes de 2016. A ce rythme, il faudra 4 à 5 ans pour compenser 2016.

Sur les zones intermédiaires

Sur les zones intermédiaires, la situation est beaucoup plus complexe. On estime des EBE autour de 250 € de l'hectare ce qui fait juste pour couvrir l'année et donc ne pas rattraper les pertes de 2016. Et ceci dans la moyenne, c'est-à-dire qu'il y a des situations sur les quarts inférieurs, où les problématiques vont être, quand même, beaucoup plus difficiles.

Si on analyse les résultats sur les zones intermédiaires ces dernières années, le revenu disponible est à zéro. Ce qui pose des questions. Au-delà d'un problème de conjoncture, il faut se demander si les problématiques ne sont pas sur ces secteurs, plutôt structurelles. Et il va falloir leur apporter des solutions, à la fois pour gagner en performances ou faire évoluer les assolements.

Une note positive

Malgré tout, une note positive : ce que l'on constate sur ces 2-3 dernières années, c'est une progression des exploitations agricoles. On a gagné au niveau des prix de revient, environ 30 € de l'hectare. Ça s'explique par deux choses : il y a un effet mathématique, c'est que les baisses des cotisations sociales, avec les résultats plus faibles entraînent une baisse des coûts de production, mais également des progressions faites au niveau des exploitants en recherchant de la performance.

Malgré tout, il faudrait aller plus loin, dans cette recherche de performance, en s'appuyant certes, sur toujours gagner en technicité, sur les aspects de mécanisation, mais en allant plus loin sur de l'innovation et dans la recherche de nouvelles solutions, de collectifs, ou également de partages de compétences.

Des solutions existent.

On est encore confronté à des freins psychologiques face à ce changement ce qui est parfaitement logique. Donc aux pionniers aussi, les agriculteurs pionniers, de se lancer pour entraîner les autres agriculteurs pour progresser dans leurs performances.

Source : http://abc-eleveurs.net/cultures/dossiers/3036-grandes-cultures-bilan-2017